La qualité de l’air intérieur, un enjeu majeur de santé publique

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Les scientifiques comme les pouvoirs publics ont pris conscience que la qualité de l’air intérieur (QAI) constituait un enjeu sanitaire majeur. Quels sont les risques encourus ? Comment mieux contrôler la qualité de l’air intérieur et se débarrasser des polluants afin de garantir un air pur ? Quelles sont les obligations des professionnels ?

L’exposition aux polluants de l’air réduit notre espérance de vie de trois ans, selon une étude internationale. Et nous ne sommes pas mieux protégés à l’intérieur des bâtiments : sur le seul territoire français, près de 20 000 personnes par an connaissent une mort prématurée à cause d’une mauvaise qualité de l’air intérieur1.

Il faut dire que l’air intérieur est de 5 à 90 fois plus pollué qu’à l’extérieur2, et que les nouvelles normes architecturales visant à améliorer l’efficacité énergétique peuvent réduire le renouvellement de l’air avec des bâtiments de plus en plus “étanches”.

Les nombreux risques d’un air intérieur pollué

Les matières particulaires et l’amiante

Selon l’étude de l’Anses1, plus de 80% des décès prématurés liés à la qualité de l’air intérieur seraient dûs aux particules (PM 10 et PM 2,5). Ces composés en suspension dans l’air sont à l’origine de nombreuses maladies, notamment cardiovasculaires et pulmonaires. Ils sont produits de manière naturelle (spores fongiques, pollen, allergènes…) ou par l’activité humaine (chauffage, cuisine, matériaux comme l’amiante…).

Les gaz radioactifs et les polluants chimiques

Si les risques du monoxyde de carbone sont connus par le grand public, ce n’est pas forcément le cas pour ceux du radon. Ce gaz radioactif est naturellement présent dans la croûte terrestre. Inodore et toxique, il peut se propager à l’intérieur des bâtiments et contaminer les occupants : on estime qu’il s’agit de la deuxième cause de cancer des poumons après le tabac, et l’étude de l’Anses lui attribue la responsabilité de 10% des décès prématurés liés à la qualité de l’air. D’autres polluants chimiques peuvent avoir un effet délétère, à commencer par les COV (composés organiques volatils) comme le benzène.

La fumée de tabac environnementale

Le tabagisme passif est une réalité : le tabac contient plus de 250 composants nocifs dont une cinquantaine sont cancérigènes. La fumée de tabac environnementale serait responsable de 5% des décès prématurés liés à la qualité de l’air intérieur.

Les micro-organismes (bactéries, virus, champignons)

Dans des lieux clos, la contamination aéroportée est beaucoup plus probable qu’à l’air libre. Les micro-organismes peuvent passer d’un individu à l’autre et provoquer de nombreuses maladies… voire une pandémie mondiale. Il s’agit d’une situation particulièrement problématique lorsqu’il s’agit de lieux publics (bars, restaurants, salles de spectacles…) ou accueillant des personnes fragiles (écoles, hôpitaux, maisons de retraite…).

Pourquoi et comment améliorer la qualité de l’air intérieur

Qualité de l’air intérieur : que dit la loi ?

La surveillance de la qualité de l’air intérieur est devenue une obligation pour la plupart des établissement recevant du public mineur, de la crèche jusqu’au lycée, et les concernera tous à partir de 2023. Il est fort probable que de nouvelles obligations légales apparaissent dans les prochaines années pour tous les autres lieux publics.

Offrir un environnement sain aux patients, clients et collaborateurs

Nous respirons plus de 15 000 litres d’air par jour. Au même titre qu’une eau souillée ne serait pas acceptable, un air pollué doit vous inciter à agir rapidement. Que ce soit dans les cabinets médicaux et dentaires, dans les bureaux ou encore dans le milieu industriel, une bonne qualité de l’air est indispensable pour garantir un environnement sain.

Comment éliminer les polluants de l’air ?

La première solution évidente pour améliorer la qualité de l’air intérieur est d’aérer les espaces. Mais ceci n’est pas toujours possible, et forcément insuffisant car l’air extérieur est lui aussi pollué. Seuls les épurateurs d’air sont efficaces, et encore faut-il bien choisir car tous ne se valent pas : consultez notre comparatif des meilleurs purificateurs d’air et des solutions pour dépolluer l’air intérieur.

1 Étude exploratoire du coût socio-économique des polluants de l’air intérieur, rapport d’étude de l’Anses, avril 2014.
Source : Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail.

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